Qu’est-ce que le terme « investissement personnel » et comment modifie-t-il votre état d’esprit d’investisseur ?

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Avez-vous déjà réfléchi à la différence entre conseiller et agir ? Entre être un observateur à distance et être au cœur de l'action, avec les risques et les récompenses en jeu ?

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Dans le monde de la finance, cette distinction est fondamentale et constitue l'essence même de ce que nous appelons... "avoir un intérêt personnel dans le jeu".

Cette expression, que l'on peut traduire par « avoir des intérêts financiers dans l'affaire », décrit la situation de quelqu'un qui non seulement exprime une opinion, mais subit également les conséquences directes de ses propres décisions.

Autrement dit, c'est la philosophie selon laquelle, pour avoir une autorité morale, il faut être exposé aux mêmes risques que les autres.

Dans cet article, nous explorerons en détail ce concept, sa pertinence pour le marché des investissements et comment il peut transformer votre façon de penser à l'argent.

Préparez-vous à un voyage initiatique qui va au-delà des graphiques et des chiffres, abordant les questions fondamentales de responsabilité et de confiance.

Résumé:

  • Que signifie réellement l'expression « avoir un intérêt personnel dans le jeu » ?
  • Pourquoi la philosophie est-elle si importante en matière d'investissement ?
  • Les dangers d'une approche sans contact avec la peau
  • Comment une mentalité d'« implication personnelle » transforme votre profil d'investisseur.
  • Exemples pratiques et vision de Nassim Nicholas Taleb
  • Questions fréquemment posées sur le thème « l'implication personnelle »

Que signifie l'expression « avoir un intérêt personnel dans le jeu » ?

L'expression « Qu’est-ce que l’engagement personnel dans le jeu ? » Cela ne se limite pas au dictionnaire financier ; c'est une philosophie de vie, popularisée par l'essayiste et ancien opérateur de marché Nassim Nicholas Taleb.

Dans son livre du même nomTaleb affirme que l'asymétrie des risques est l'un des plus grands maux du monde moderne.

Il soutient que ceux qui bénéficient d'une décision doivent également être exposés à ses conséquences négatives.

Imaginez un conseiller financier qui vous suggère un investissement risqué, mais qui n'a pas investi un seul centime de son propre capital dans cet actif.

Il pourrait toucher une commission si l'opération réussit, mais il ne perdra rien si tout tourne mal. C'est l'antithèse même de l'expression « avoir un intérêt personnel dans l'opération », et cela révèle un déséquilibre dangereux.

La logique est simple, mais puissante : pour que l'honnêteté et la responsabilité prévalent, la personne qui propose ou exécute une action doit subir le même sort que les autres personnes impliquées.

Cela crée une convergence d'intérêts rare mais essentielle. Un PDG qui détient une part importante du capital de sa propre entreprise sera bien plus incité à garantir le succès à long terme, plutôt que de se concentrer uniquement sur des gains à court terme qui pourraient s'avérer préjudiciables à l'avenir.

Votre avenir est littéralement en jeu, et votre fortune est directement liée aux performances de l'entreprise.

+ "Ce n'est que R$ 10" : L'impact des petits achats qui vous ruinent


Pourquoi la philosophie est-elle si importante en matière d'investissement ?

Dans le monde complexe de la finance, la distance entre ceux qui prennent les décisions et ceux qui en subissent les conséquences peut être énorme.

Les fonds d'investissement qui facturent des frais de gestion élevés, indépendamment de leurs performances, en sont un exemple classique.

Si le fonds est performant, les gestionnaires sont rémunérés. S'il est peu performant, ils continuent de percevoir leurs honoraires.

Ce modèle ne prévoit aucun « engagement financier » de la part des actionnaires, ce qui crée un manque d'incitation pour les gestionnaires à se consacrer pleinement à l'obtention des meilleurs résultats pour ces derniers.

Imaginez en revanche un gestionnaire de fonds qui a investi la majeure partie de sa fortune personnelle dans les fonds qu'il gère.

Leur succès comme leurs échecs sont les mêmes que les vôtres. Leur souci du détail, leur rigueur dans la recherche et leur prudence face aux situations risquées seraient sans aucun doute bien plus élevés.

En fin de compte, vos décisions ont des répercussions directes sur votre vie et celle de votre famille. Ce n'est pas seulement l'argent du client qui est en jeu, mais aussi le vôtre.

Lorsque vous rencontrez un gestionnaire de fonds ou un analyste qui pratique cette philosophie, vous pouvez avoir davantage confiance.

Cette personne ne se contente pas de suivre le protocole ; elle met en jeu sa réputation et son capital, ainsi que les vôtres.

Cette asymétrie positive est l'un des piliers de la construction de relations à long terme fondées sur la confiance mutuelle.

Voir aussi : Quand un prêt personnel peut être un allié et non un ennemi


Comment une mentalité d'« implication personnelle » transforme votre profil d'investisseur.

Adopter une mentalité d’« implication personnelle » s’applique non seulement aux tiers, mais aussi à vous en tant qu’investisseur.

Elle l'encourage à être plus responsable, à remettre en question ses sources d'information et à aller au-delà des conseils superficiels.

Au lieu de simplement suivre un conseil d'investissement, vous commencez à approfondir la question, à comprendre les risques et à analyser si la personne qui vous a donné le conseil a également quelque chose à perdre.

La philosophie vous transforme d'un consommateur passif en un agent actif et conscient.

Par exemple, un ami me recommande une cryptomonnaie prometteuse qu'il a vue dans un groupe en ligne.

Au lieu de simplement acheter, sa mentalité de « mise en jeu » le pousse à se demander : « Mon ami a-t-il investi son propre argent dans cela ? »

Comprend-il réellement la technologie et le projet, ou ne fait-il que répéter ce qu'il a entendu ?

En posant cette question, vous évaluez indirectement si l'information provient d'une source qui s'expose à des risques ou d'une personne qui ne fait que tirer profit des conseils.

Cet état d'esprit l'incite également à investir dans des entreprises qui démontrent ce principe.

Des recherches récentes, comme celles publiées par la Harvard Business School, montrent que les entreprises où les administrateurs et les cadres supérieurs détiennent une participation importante au capital ont tendance à surperformer financièrement sur le long terme.

Une étude de 2023, qui a analysé les performances de centaines d'entreprises du S&P 500 sur dix ans, a montré que les entreprises où le PDG détenait au moins 1% de parts ont surpassé leurs concurrents en moyenne de 15%.

Cela souligne l'importance d'aligner les intérêts.

+ Ce que les investisseurs débutants peuvent apprendre des échecs.


Un exemple concret et la vision de Nassim Nicholas Taleb.

Pour mieux comprendre l'applicabilité de ce concept, prenons une analogie simple. Imaginons deux ingénieurs qui construisent un pont.

Le premier, un ingénieur d'une grande entreprise qui ne traversera jamais le pont qu'il a conçu.

Le second, un ingénieur qui conçoit le pont en sachant que lui et sa famille devront l'emprunter quotidiennement pour se rendre au travail et en revenir.

Lequel des deux, à votre avis, sera le plus attentif à chaque calcul et à chaque détail de la construction ? La réponse est évidente.

Le second ingénieur a sa propre peau en jeu. Sa vie est en danger, ce qui crée une incitation à l'excellence dont l'autre ingénieur est dépourvu.

La même logique s'applique aux cabinets de conseil ou d'audit.

Pour la philosophie de « Qu’est-ce que l’engagement personnel dans le jeu ? »Donner son avis ne suffit pas ; la responsabilité doit être proportionnelle au bénéfice potentiel.

Si un cabinet de conseil financier facture des millions pour une recommandation de restructuration qui échoue, il devrait se voir infliger une sanction financière proportionnelle au préjudice causé aux investisseurs.

C’est le point central de la thèse de Taleb, qui interroge la moralité d’un système où les profits sont privatisés et les pertes socialisées.

Le risque ne devrait pas être quelque chose qui se transfère, mais quelque chose qui se partage.

Ce principe s'étend également à d'autres domaines, tels que le journalisme et la politique.

Le journaliste qui rédige un article ayant un impact négatif sur le marché boursier, par exemple, ne subit pas les conséquences directes de ses propos.

Un homme politique qui édicte une loi nuisible à l'économie du pays ne subit pas la même sanction que le reste de la population.

Cette asymétrie, selon Taleb, est à l'origine de nombreux problèmes de notre société.

L'absence d'engagement personnel favorise l'irresponsabilité. Pour en savoir plus sur l'importance de cette philosophie dans différents secteurs, vous pouvez consulter l'article de la Harvard Business Review intitulé « Comment la philosophie façonne le leadership ».


Conclusion

Pour comprendre Qu'est-ce que l'engagement financier ? Il ne s'agit pas seulement d'assimiler une nouvelle expression du monde financier ; il s'agit d'adopter un regard critique sur le monde et les personnes qui vous entourent.

C’est la recherche d’une convergence d’intérêts qui génère la confiance, la responsabilité et, au final, de meilleurs résultats.

En adoptant cette mentalité, vous devenez un investisseur plus mature et sélectif, privilégiant les opportunités où les risques sont partagés et les récompenses justifiées.

Il ne s'agit pas seulement de savoir où vous investissez, mais aussi qui est à vos côtés. Qui a des intérêts financiers à vos côtés ?

Lorsque vous rencontrez un nouvel investisseur, un conseiller ou un gestionnaire de fonds, n'oubliez pas de vous poser la question suivante : « Cette personne a-t-elle quelque chose à perdre si je perds ? »

La réponse pourrait bien être le facteur le plus important dans votre décision, bien plus que n'importe quel graphique ou projection de profit.

Cela nous rappelle que la véritable valeur ne réside pas seulement dans les chiffres, mais aussi dans l'alignement des intentions.

Si vous souhaitez approfondir ce sujet et d'autres concepts, vous pouvez consulter le site web du CFA Institute, l'une des plus grandes associations de professionnels de l'investissement au monde.


Foire aux questions

L'expression « avoir des intérêts dans l'entreprise » signifie-t-elle être un investisseur actif ?

Pas exactement. Être un investisseur actif signifie participer aux décisions d'investissement et à la gestion du portefeuille.

Le principe de « l'implication financière » est un principe éthique et incitatif. Un investisseur passif, qui a placé son propre argent dans un fonds indiciel par exemple, peut avoir une « implication financière » car son argent est exposé au risque.

Un gestionnaire de fonds à gestion active qui n'a pas son propre argent dans le fonds, ne le possède pas.

Ce concept s'applique-t-il uniquement au monde financier ?

Non. Comme nous l'avons vu, l'idée de Qu'est-ce que l'engagement financier ? Il s'agit d'une philosophie de vie qui peut s'appliquer à tous les domaines où il existe une asymétrie entre les risques et les récompenses, comme en politique, en journalisme, en gestion de projet et dans toute relation de conseil.

Comment savoir si un gestionnaire de fonds a un intérêt personnel dans l'entreprise ?

Ces informations sont souvent divulguées dans les prospectus ou les rapports annuels des fonds. On y trouve généralement des données sur la participation des administrateurs et des gestionnaires au capital du fonds.

Si l'information n'est pas publique, vous pouvez interroger directement le responsable ou l'entreprise. La transparence est alors un bon indicateur.

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